La voix des gens

Parallèlement à la réunion avec le Secrétaire général des Nations Unies, UN Plus a officiellement lancé son site web : www.unplus.org. Ce dernier offre aux membres du personnel, aux organismes des Nations Unies et autres partenaires extérieurs des informations importantes concernant le VIH sur le lieu de travail. Il préconise également de vivre de manière positive et souligne les enjeux auxquels sont confrontées les personnes vivant avec le VIH à travers le monde ainsi que les succès remportés. Pour marquer ce lancement, le site web présente une interview exclusive du Directeur exécutif de l'ONUSIDA sur le caractère exceptionnel du SIDA.

Les personnes affectées par le VIH aux Nations Unies

En août 2005, des employés(ées) de l'ONU vivant avec le VIH ont créé un groupe informel pour s'exprimer sur des thèmes qui affectent les personnes vivant avec le VIH et travaillant au sein du système des Nations Unies. Veuillez cliquer ici pour voir le premier dépliant contenant de l'information sur le Groupe et pour savoir comment contacter les membres de ce groupe.

Des employé(es) de l'ONU vivant avec le VIH se sont rassemblés pour former " UN+ ".

Dans l'esprit de la réforme des Nations Unies, une trentaine d'employé(e)s du système des Nations Unies en provenance de 11 organisations et travaillant dans des lieux d'affectations à travers le monde entier se sont réunis à Amsterdam en mars de cette année. Le Groupe, UN+, s'est réuni pour identifier quatre défis clefs où, à son avis, les organisations des Nations Unies peuvent renforcer les ripostes au SIDA en améliorant et en partageant leurs connaissances internes quant à la façon dont elles gèrent les principaux problèmes liés au VIH. Il s'agit : de protéger la confidentialité ; d'améliorer la mobilité des employé(e)s séropositifs(ves) et de s'attaquer aux restrictions de voyage pour cette catégorie de personnel ; d'offrir au personnel une assurance-maladie et sans discrimination ; et de diminuer la stigmatisation et la discrimination liées au VIH.

Les employés représentent 11 agences de l'ONU et des organisations affiliées, y compris les organisateurs de la réunion ONUSIDA et le PNUD, UNESCO, FNUAP, l'UNICEF, l'ONUV, le PAM, le DOMP, l'OMS, la Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Les 19 hommes et 15 femmes présents à la réunion travaillent dans près de 20 pays à travers le monde. La majorité était des ressortissants des pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine.

Les participants de UN+ représentaient un large éventail d'expériences personnelles, sociales et de santé liés au VIH. Plusieurs vivent avec le VIH depuis plus de dix ans, certains ont perdu des conjoints et des enfants à cause du virus, et près de la moitié ont dit qu'ils sont incapables ou peu disposés à parler ouvertement de leur séropositivité au travail en raison de facteurs tels que la stigmatisation et le souci de discrimination potentielle.

Pour de nombreux participants, la réunion a marqué une rare opportunité de partager leur expérience de vie avec le VIH avec des collègues et pour beaucoup c'était la première fois qu'ils rencontraient d'autres employés de l'ONU avec des questions et des préoccupations similaires. Lors d'une table ronde, le groupe a présenté sa vision et un plan de travail préliminaire à M. Peter Piot, Directeur exécutif d'ONUSIDA, qui s'est engagé à travailler en étroite collaboration avec le groupe.

Le Dr Piot a déclaré au groupe: "Le SIDA divise, mais le SIDA unit aussi, nous entendons beaucoup parler de réforme de l'ONU ces jours-ci, mais rassembler des collègues de 11 organismes différents de cette manière est remarquable. Ce que UN + fait est essentiel pour la réforme de l'ONU..."

Les participants ont identifié quatre domaines clés d'action dans lesquels ils estiment que des changements sont nécessaires dans le système des Nations Unies:

  • la confidentialité, particulièrement en ce qui concerne l'information sur le statut sérologique des employés;
  • l'assurance maladie, notamment le manque de couverture efficace et abordable pour les employés séropositifs et leurs personnes à charge;
  • la mobilité, y compris les restrictions de voyage sur les personnes séropositives imposées par certains Etats membres de l'ONU, et la
  • stigmatisation et la discrimination, en mettant l'accent sur le manque de mécanismes globaux pour identifier et traiter les violations aux niveaux mondial et national de toutes les entités des Nations Unies.

Les participants ont convenu de créer une stratégie de sensibilisation pour aider à prolonger l'adhésion, de rechercher plus d'engagement envers UN+ de la part des directeurs d'agences onusiennes, et renouveler l'engagement pris par Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU, qui a rencontré le groupe lors de sa formation en Octobre 2005.

UN+ peut être contacté directement au travers de M. Yoshiyuki "John" Oshima à ONUSIDA à OshimaY@unaids.org

Si l'ONU était un pays, nous serions dans les 30 pays les plus touchés par le VIH! Beaucoup de membres du personnel sont touchés par l'épidémie, soit parce qu'un membre de leur famille, ou des amis et collègues vivent avec le VIH ou sont tombés malades suite à des infections liées au sida, et certains d'entre eux sont même décédés.

Avez-vous une histoire à raconter ?

Si vous vivez avec le VIH ou si vous avez été affecté par le VIH et êtes prêt à partager vos expériences, envoyez-nous votre témoignage. Votre récit restera anonyme à moins que vous ne nous donniez votre nom.